Comprendre la « plateforme de marque » en 30 secondes

La « plateforme de marque » est un outil fondamental qui formalise l’identité d’une marque.

Concrètement 

On y trouve ce qui la constitue, comme sa/ses :

  • Philosophie / comment perçoit-elle le monde ?
  • Valeurs / quelles valeurs porte-t-elle ?
  • Mission / quel est son rôle dans le monde ?
  • Cible(s) / à qui s’adresse-t-elle ?
  • Promesse / que promet-elle à sa cible ?

Par exemple

On peut postuler ceci de la marque Tesla :

  • Philosophie / La transition énergétique est urgente
  • Valeurs / Innovation, performance, excellence
  • Mission / Accélérer la transition énergétique
  • Cible(s) / CSP+
  • Promesse / Des outils électriques innovants et performants, voire esthétiques

Une base essentielle

Pour réaliser la “plateforme de marque”, on accumule du matériel que l’on synthétise.

Elle est à la base de toute communication émise par la marque.

Elle est amenée à évoluer régulièrement, portée par un monde en mouvement constant.

Les deux véritables clés de la communication

Bla bla bla

La communication, c’est l’art de transmettre des messages.

L’émetteur l’envoie, le récepteur le reçoit.

Entre humains, on parlera d’interlocuteurs.

D’une marque (entreprise, institution, personnalité publique, etc.) vers un humain, on parlera d’annonceur et de cible.

Ce message est l’expression d’un désir, qui, une fois émis, passe du statut de « non-dit » a « dit », de « caché » a « révélé ».

Ce désir peut être conscient ou inconscient, c’est à dire « su » ou « inconnu » de l’émetteur.

Il peut également être clair ou cryptique pour le récepteur.

Communiquer c’est avant tout signaler son existence, dans l’objectif de la signifier.

Les moyens (quoi) et méthodes (comment) de transmissions doivent être soigneusement sélectionnés.

Ces moyens, ou modes d’expression, sont tout ce qui peut être perçu par nos sens.

Les principaux sont le verbe et l’image, et, plus globalement, toute forme d’art ou d’action (comme quand l’avion d’un putschiste déchu s’écrase).

Les méthodes, ou techniques, sont nombreuses.

Concernant, par exemple, les mots, il s’agit de bien les choisir pour s’assurer d’être précisément compris. 

Des mots malheureux peuvent générer de l’incompréhension, voire du conflit, ce qui peut être volontaire. 

C’est le cas lorsqu’on souhaite provoquer un « électrochoc ».

La plupart du temps, il s’agit de réelles maladresses, et ceci n’a qu’un seul remède.

L’ordre à partir du chaos

C’est le chaos qui amène ces situations.

Il est alors important de l’ordonner pour signifier consciemment nos besoins. 

C’est à dire d’avoir conscience de ce qu’on veut exprimer, et de trouver les mots pour le dire.

A ce titre, il est indispensable de bien se connaitre.

Sans cette connaissance, toute action se résume à un coup d’épée dans l’eau.

L’identité au centre du mouvement

La situation est la même pour l’humain et pour la marque. 

On peut faire tous les efforts qu’on veut, si les bases de l’identité ne sont pas correctement définies, les difficultés pour s’élever persisteront.

Pour définir l’identité d’une marque il existe de nombreux outils que l’on regroupe dans un document appelé « plateforme de marque » (ou « brandbook »).

Un esprit créatif et riche de connaissances est nécessaire pour en faire bon usage et obtenir un résultat si évident qu’il donnera une sensation de « vérité ».

Il faut être capable de poser les bonnes questions et de comprendre réellement l’entité que l’on défend.

C’est à dire toucher à son essence pour la restituer sous un ensemble de formulations écrites, visuelles, sonores, etc.

Il arrive que des marques fonctionnent sans passer par ce travail.

Dans ces cas, il s’agit souvent d’un fondateur qui a eu « du flair ».

Cependant, de façon quasi-systématique, ce « miracle » finit par s’essouffler. 

L’identité n’est pas une constante, elle évolue au fil du temps.

C’est pourquoi il est toujours utile de conserver une trace du travail passé.

Cet historique constitue une base essentielle à la communication de la marque, et ce, à un niveau stratégique.

Si l’identité est une variable, la cohérence, elle, est une constante à s’imposer.

Cohérence, principe suprême

Le principe de cohérence, voire de congruence, est indispensable au déploiement de la marque au travers de sa communication.

Un ensemble de constantes doit exister dans ses modes d’expression, autant que dans ses actions.

Concrètement cela passe par de nombreux éléments perçus par son audience, qui vont rendre reconnaissable l’entité par l’intermédiaire de différents signes.

Une fois que les planètes sont alignées, tout est en place pour fonctionner.

Conclusion

La communication est réussie quand :

1/ L’identité est clairement définie.

C’est à dire que la marque a rédigé un document répertoriant : sa raison d’être, ses aspirations, sa vision du monde, ses valeurs, sa charte éditoriale, etc.

Pour l’individu, cela signifie d’entamer un chemin vers soi, dans le but de prendre conscience des fâcheuses aspérités qui le constituent pour s’améliorer continuellement.

Il utilise en quelques sortes les mêmes outils que l’entreprise en définissant : sa raison d’être, ses aspirations, sa vision du monde, ses valeurs, son champ grammatical, etc. 

Dans son roman Dune, le psychanalyste Frank Herbert fait réciter ce mantra à son personnage principal :

« Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l’esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l’oblitération totale. J’affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu’elle sera passée, je tournerai mon oeil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n’y aura plus rien. Rien que moi. ».

Souvent, l’individu comme l’entreprise font du surplace, se répétant que « ça va bien comme ça », tout en sachant qu’en réalité quelque-chose cloche. 

Ce qui empêche d’avancer, c’est la peur. 

Mais la peur est également le moteur du courage.

C’est du courage qu’il faut pour faire ce travail.

Cela demande une certaine force à l’individu, mais également à l’entreprise, et en particulier à l’individu dans l’entreprise qui initie et porte le changement pour le groupe.

2/ L’identité est appliquée avec cohérence, dans toute action. 

L’incohérence est la part visible d’une identité floue, d’une base instable.

Dans un tel cas, comment donner pleinement sa confiance ?

Chez l’individu, l’incohérence se présente par des comportements destructeurs.

Le groupe constitué par une entité comme l’entreprise n’échappe pas à cette règle.

En son sein, on ressent intensément cette incohérence dans ce qu’on appelle « la culture d’entreprise ».

Quand l’ambiance qui règne dans le groupe est faite de coups bas, il y a fort à parier que personne n’est capable de donner un cap, ou un objectif commun, et donc, qu’il n’y a pas de capitaine à bord.

Le groupe n’a plus de vision, et finit par interpréter les errances de son auto-cannibalisation comme un acte de bravoure. 

Un romantisme effréné s’empare de lui et réduit à néant toute forme de réalité. 

Le symptôme d’un individu ou d’un groupe qui va « bien », c’est la perception d’un savant équilibre entre romantisme et réalisme. 

Observez et vous verrez : le succès est dirigé par l’harmonie.

Comment optimiser votre taux d’engagement sur Instagram ?

Instagram est aujourd’hui l’un des réseaux sociaux les plus importants au monde, donc indispensable pour les marques. Le Clan Communication, agence de communication digitale, vous explique comment optimiser l’utilisation de ce réseau pour votre marque en profitant d’un meilleur taux d’engagement.

Instagram, quelle culture ?

Un réseau social est avant tout régi par un fonctionnement particulier, basé sur des règles sociales, qui peuvent s’apparenter à une culture. Sur Instagram tout passe par l’image. Ce réseau repose sur la publication de photos par ses membres. Vous travaillez donc pour Instagram. En tant que marque, Instagram travaille également pour vous, en vous offrant le moyen d’atteindre votre cible. A mesure que le temps passe, l’utilisation d’Instagram se démocratise. L’on voit apparaitre de plus en plus de contenu de marque, parfois sponsorisé, et parfois hors sujet ! Bien que les photos avec textes deviennent monnaie courante sur le réseau, il ne faut pas oublier que l’utilisateur d’Instagram est la pour « se détendre ». Aspect tout relatif, notamment en terme éthique, vis à vis de l’addiction que peut provoquer le réseau chez de nombreux utilisateurs.

Respectez la culture d’Instagram est donc simple : insérez-vous correctement dans le fil d’actualité de votre cible. Posez-vous une question simple : à quoi ressemble le fil d’actualité de ma cible ? Vous saurez alors y trouver votre place, soit en générant un contenu similaire via votre page, soit en passant par la page d’autrui, comme celles des Instagrameuses et Instagrameurs.

Qu’est-ce que le taux d’engagement ?

Le taux d’engagement se calcule très simplement, par l’intermédiaire d’une équation et vaut, pour Instagram, mais aussi pour les autres réseaux. Il repose sur le calcul type « produit en croix » suivant :

Taux d’engagement = A × 100 ÷ B

  • A étant le nombre de « Like » moyen par publication
  • B étant le nombre d’abonnés à votre page

A peu changer en fonction de vos objectifs. B reste immuable.

Sur cette base de calcule, vous obtiendrez un taux d’engagement.
A vous d’organiser et d’évaluer ce taux d’engagement en fonction de votre temps et vos objectifs.

Comment améliorer le taux d’engagement Instagram ?

Pour améliorer votre taux d’engagement sur Instagram, il existe 5 leviers simples à appliquer.

1. Le bon contenu

Comment je vous le disais précédemment, il est indispensable de maitriser la culture de ce réseau. Utilisez-le, identifier votre cible et réaliser des « personas » si ce n’est déjà fait. Suivez les mêmes personnes que votre cible pour comprendre ce qu’elle attend de vous.

2. Le bon moment

Cela dépendra de votre business. Il s’agira, hors des heures de « pointes », d’identifier les moments lors desquels votre cible consulte le réseau afin d’augmenter votre visibilité et assurer que votre contenu est bien consulté. Il sera bien évidemment indispensable de suivre un marronnier classic lorsque vous établirez votre stratégie. Notez bien les jours et les heures pour chacune de vos publications. Cela vous permettra de connaitre avec exactitude, après un certain temps, les meilleurs moments pour publier.

3. Planifiez vos actions

Créer des plannings et planifiez vos actions. C’est simple, mais il faut réellement le faire. Cette étape est indispensable pour structurer le travail et se coordonner avec d’autres équipes.

4. Faites des stories Instagram

500 millions de comptes Instagram utilisent chaque jour la fonctionnalité stories ! Plus de 30% des stories les plus consultés sont celles des marques ! Pourquoi pas la vôtre ?

5. Allez chercher vos abonnés

Allez chercher vos futurs abonnés, suivez les personnes qui font parties de votre cible, mais surtout, respectez les. Certains oublient vite que derrière un compte, il y a un humain. Un humain qui peut savoir via des applications externes, quand vous le suivez, et quand vous arrêtez de le suivre. Imaginez la déception que ce type de fonctionnement peut engendrer. Si cette technique fonctionne pour augmenter rapidement le nombre d’abonnés à votre compte, elle viendra détériorer votre taux d’engagement de façon impressionnante. Et, par conséquent, votre réputation. Avoir 10 000 abonnés et 50 « likes » par publication n’est pas synonyme de qualité !

Si vous ne vous y retrouvez pas, pas de panique. Le Clan Communication est une agence à vocation digitale, engagée auprès des marques dans leur création et dans leur développement au quotidien. N’hésitez pas à nous contacter !

Le Clan Communication se met à l’eau du robinet !

Le Centre d’information sur l’eau a consulté Le Clan Communication pour la refonte de sa définition. Conclusion : une nouvelle identité visuelle est née, ainsi qu’un site Internet mettant à disposition une information active et d’actualité.

Pour le Centre d’information sur l’eau, Le Clan Communication a également réalisé divers outils : brochures papier, matériel pédagogique, films vidéo mettant en scène les héros de l’eau, bandeaux publicitaires pour partenariats, sites dédiés pour les conférences sur le climat, blog du Directeur Général, référencement, etc.

Le Clan Communication et le Centre d’Information sur l’eau : une belle histoire.

Création de nom de marque : les bonnes questions et les étapes nécessaires

Les premières marques étaient probablement des empreintes de mains. Mais aujourd’hui, on ne plaisante plus avec les recherches de noms, la création d’identité visuelle. Les livres de la collection « Marques et communication » sont des ouvrages pratiques. Ils traitent de création de nom de marque et de nom de domaine, de création d’identité visuelle, de packaging, de concept de point de vente. Ils s’adressent tout aussi bien à des directeurs marketing qu’au boulanger du coin qui voudrait refaire sont point de vente en l’appelant autrement.

Créer un nom de marque reste toujours délicat. Dans un de la collection « Marques et communication » (Eyrolles Ed.), dirigée par Jean-Jacques Urvoy, un ouvrage très pratique, écrit par Catherine Lalanne, permet de se poser 12 questions essentielles. Les voici.

12 questions fréquentent reviennent lors de la création d’une nouvelle marque. Nous les développerons au cours d’articles ultérieurs.

Les 12 questions préalables à la recherche d’un nom de marque

1. Quel rôle voulez-vous donner à votre marque dans son univers de référence (challenger, novateur, référent…) ?
2. Quels sont les produits, services qu’elle va désigner à court terme, à plus long terme ?
3. Quel est le positionnement de ces produits ou servi- ces (haut de gamme, moyenne gamme, entrée de gamme, hard discount…) ?
4. Quelle priorité lui donner (allusive, décalée, polysémique…) ?
5. Sur quelle culture voulez-vous vous exprimer (latine, anglo-saxonne, française…) ?
6. À quelle population destinez-vous prioritairement votre marque (les académiques, les branchés, la masse, les business people, les seniors…) ?
7.  Dans quel pays allez-vous exploiter votre marque ?
8. Sur quel registre sensoriel construisez-vous votre identité ?
9. Quel caractère votre marque doit-elle revêtir (identitaire, imaginaire) ? et à quelle partie du cerveau voulez-vous vous adresser (rationnelle, émotion- nelle) ?
10. Quel rôle cette marque jouera dans votre porte- feuille de marques ?
11. Quelle est sa nature: marque isolée, marque ombrelle, marque label, marque dénomination sociale ?
12. Quel est le lien éventuel avec les autres marques que vous exploitez (visuel ou sémantique) ?

Les 10 étapes de la création d’une marque

Après toutes ces questions,  le processus de recherche de marque démarre. La méthode est importante et rien ne doit être laissé au hasard. Trouver un nom de marque répondant aux attentes de l’entreprise, en phase avec ses valeurs et disponible peut prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois pour des projets internationaux !

1. Élaborer une stratégie de marque avec le cabinet ou l’agence : la plateforme de marque ;
2. Analyser la concurrence;
3. Faire émerger les valeurs ;
4. Définir la charte d’identité de la marque ;
5.  Créer les premiers noms possibles ;
6. Effectuer les recherches sémantiques, linguistiques et juridiques préliminaires ;
7. Recentrer éventuellement les premiers noms ;
8. Approfondir la création, rechercher les similitudes, effectuer des vérifications linguistiques approfondies, déterminer les noms finalistes ;
9.  Choisir le nom de marque définitif ;
10. Éventuellement, créer une signature accompagnant la marque

Bonne chance !

La philosophie et le design, même combat

Le mot « design » est apparu entre les deux guerres mondiales. Au delà de l’aspect technique d’un objet, Raymond Loewy, le premier, s’aperçoit que les objets (une locomotive, une voiture, un paquet de cigarettes) se vendent mieux lorsqu’ils sont « designés ». A la fonctionnalité, il ajoute l’esthétique. La coquille Shell, les logos BP, LU, Newman, le paquet de cigarettes Lucky Strike, les voitures Studebaker, L’Oréal, Air France, Monoprix, la station orbitale Skylab, l’aménagement intérieur du Concorde, sont autant de créations de Raymond Loewy.

Raymond Loewy fait remarquer que, bien qu’il s’agisse d’un mot anglo-saxon, dans le mot « design » on retrouve les termes « dessein » et « dessin », qui désignent respectivement le projet ou l’intention (ce que l’on veut faire dire à l’objet lorsqu’on le dessine) et l’illustration graphique elle-même. La multiplicité des marques, des produits, des objets, des services, a donné lieu à une meilleure prise en compte du « dessein », c’est-à-dire de la stratégie de la marque ou du produit, pour donner le « design de communication », c’est-à-dire la traduction visuelle de ce que l’entreprise veut faire dire à une marque ou un produit.

Le design de communication n’est donc pas essentiellement lié à la volonté artistique, à l’imagination personnelle d’un designer-artiste, mais à la nécessité de baliser l’environnement d’une marque ou d’un produit, et ses concurrents : « Ce n’est ni un art, ni un mode d’expression, mais une démarche créative méthodique qui peut être généralisée à tous les problèmes de conception », définira le designer Roger Tallon.

Dans « design », il y a également le mot « signe ». Par conséquent, « designer » signifie utiliser des signes (une couleur, une forme, un mot, une lettre), pour communiquer et donner du sens à un produit, par rapport à une marque, à sa stratégie, à sa concurrence et à sa cible de clientèle. Un processus de réflexion, une séquence de travail, que j’ai nommé « stratégie d’image ».

Depuis le premier choc pétrolier de 1974, qui a eu pour conséquence la chute des investissements médias, le design  est devenu une discipline du mix-communication à part entière. A tel point que la fonction est parfois rattachée directement à la Direction Générale, comme chez Decathlon ou Carrefour.

Aujourd’hui, les champs du design sont importants, avec par exemple l’architecture, le webdesign, les services. Et tout est design : tout ce à quoi on peut donner du sens, en réfléchissant (la connaissance, la stratégie) ou en illustrant (l’action, l’acte de concevoir) est design, comme la vie politique et sa propre vie… Ce que font Starck, qui s’en amuse, ou Raymond Loewy, auteur de « La Laideur se vend mal », qui n’en avait pas conscience.

Le design, rejoint en ce sens la philosophie : leur rôle est de produire des concepts !

Rédiger un article sur un blog

Des règles de rédaction d’un article de blog, relevant de la stratégie de contenu,  sont fournies un peu partout, lors de séminaires ou formations, et dans plusieurs ouvrages. Pour rédiger un article sur un blog, il faut souvent revenir à la nature du blog lui-même : est-il le reflet d’une personne, d’une entreprise, d’une institution ? Le blog qui porte le nom d’une personne est en général plus libre que s’il est associé à une entreprise. Souvent, les entrepreneurs, propriétaires de leur entreprise, engagent leur nom pour le nom de domaine du blog de leur entreprise. Un blog d’entreprise doit prouver un domaine d’expertise. Mais d’abord, quelle ligne éditoriale ?

Une ligne éditoriale, c’est-à-dire ce qui va définir l’identité du blog dans le long terme, et rendre les contenus cohérents entre eux, permet de territorialiser les thèmes abordés, sérier les photos, illustrations, vidéos et textes. Elle est indispensable pour les blogs professionnels. La ligne éditoriale est un levier de différenciation. Elle positionne d’emblée le blog et ses contenus.  Elle peut être plus large pour les blogs personnels.

Très souvent, cette ligne s’amorce au bout de plusieurs articles mis en ligne (plus facile que pour un journal et un magazine), en s’aidant de commentaires, sur le blog ou dans les réseaux sociaux. Elle encourage le référencement naturel et fidélise les lecteurs.

Exemples de positionnement de blogs :

– le blog de Marillys Macé, le blog du Centre d’information sur l’eau

– le blog du petit monde de Gildan, musique, photographie,  politique ou pas.

– le blog IDRH: le management, parlons-en!

 

Redécouvrir ce qu’est un blogueur

Etre curieux de tout, ramener tout ce qu’on voit, mange, ressent, entend au contenu de l’article, qu’on soit au comptoir d’un café, comme Jegoun, dans un concert, dans une exposition, c’est par nature être spontané, si l’on connaît bien son sujet.

Adopter un style fluide d’un article à l’autre , en variant le ton pour ne pas lasser: ton institutionnel, très documenté, ou impertinent, porté à la réflexion, etc. Je conseille d’humaniser raisonnablement son blog, surtout s’il est lié à un site Internet (blog d’un DRH, par exemple, ou d’un président, d’un homme politique). Evidemment, ne pas diffamer. La loi s’applique partout, y compris sur les blogs.

 

Soigner la forme (d’écriture)

– Pas de fautes d’orthographe ni de fautes de syntaxe

– Dire tout dans le titre et le premier paragraphe : y inclure les mots clés, se centrer sur un seul mot dès le titre (exportation via RSS vers des agrégateurs de contenus, messageries ou moteurs de recherche) et en début de chaque article (paragraphe ou chapô : un article n’est pas forcément lu en entier)

– Choisir un titre court

– Varier la nature des titres : titre informatif, titre interrogatif, titre accrocheur, titre humoristique, etc.

– Adopter une « bonne présentation » de la page (limitation du taux de rebond) : ergonomie avec titres et images ou films bien insérés.

– Les titres doivent contenir les mots-clés (référencement, aide au lecteur pour mieux continuer et limiter le rebond)

– Utiliser des intertitres qui créent une relation avec le lecteur (forme interrogatif, teasing, annonce de quelque chose d’exceptionnel, etc.)

– La fin de l’article peut encourager les commentaires, elle peut alors être reprise sur facebook ou tweeter.

– Ecrire un article au minimum 1 fois par semaine.

– Si les commentaires ne sont pas fermés, y répondre (ne pas s’inquiérer d’absence de commentaires, cela ne veut pas dire que le blog n’est pas lu).

 

Etre coureur du fond (plutôt que de 100 m)

Le fond plus important que la forme, il faut s’y tenir dans le temps. Je regroupe ici plusieurs conseils.

Indispensable

– Prouver en permanence son expertise

– Produire de la valeur! Pas d’article pour faire un article. Pas de copie de dossiers de presse, pas de recopiage Google, ni même de documents. Pas d’informations vagues : citer les sources.

– Susciter d’emblée l’intérêt (limiter le taux de rebond, c’est-à-dire le pourcentage d’internautes qui arrivent sur une page et la quittent aussitôt).

– Un seul sujet par article. Multiplier le nombre d’articles si l’on a écrit un article informant de plusieurs choses à la fois (1/3, 2/3, 3/3 pour un même dossier.).

Objectivité : être objectif si vous tenez votre propre blog, si vous connaissez bien l’entreprise qui tient le blog (ses valeurs, son mode de fonctionnement) et a fortiori si vous tenez le blog pour le compte d’une entreprise ou d’une personne. Prenez néanmoins parti, tout en étant ouvert au débat, en pesant le pour et le contre, en donnant des avis même contraire au votre.

Concision: travailler des articles courts au début (450 mots), puis plus longs (800, voire 1000 mots) pour une bonne concision, ce qui permet de traiter correctement un sujet. Pas de bla-bla, de remplissage, ce qui augmente le taux de rebond. Pas de dispersion (perte de crédibilité, mauvais référencement), sur tout le blog et pour chaque article. Adopter une réflexion logique du début à la fin.

Parler cible : se mettre à la place des internautes, qui naviguent vite (ce n’est pas du print!). Etre pédagogique, vulgariser éventuellement. Un bon expert sait adopter un niveau de langage et une lexicologie à portée de son lectorat.

Partager : partager, témoigner et faire témoigner, induire des commentaires, des réactions encouragent le référencement par les moteurs de recherche.

Bon. Avez-vous d’autres conseils?

Jeux olympiques et communication digitale

D’après une étude de Global Language Monitor, bien que Nike, KFC, IBM et Dell ne soient pas sponsors des Jeux Olympiques, leur lien historique avec les JO et le fait qu’elles savent concevoir des campagnes digitales efficaces font qu’on pourrait prochainement les confondre avec les sponsors et les partenaires officiels des JO 2012 à Londres. Mais après tout, où est le problème?

Vous vous plaignez de voir trop les marques Hollande et Sarkozy en ce moment? C’est un bon entraînement pour les Jeux Olympiques 2012. En effet, dès le 7 mai prochain, les Jeux Olympiques de Londres vont progressivement couvrir le paysage médiatique français. MacDonald’s est toujours parmi les partenaires, tout comme EDF, qui a dépensé trois fois plus qu’elle à Pékin.
Les voici. Partenaires du Locog (Comité d’organisation des Jeux de Londres): Adidas, BMW, BP, British Airways, BT, EDF, Lloyds TSB . Ces partenaires contribuent à hauteur de 1,13 milliard de dollars. Sponsors du CIO (poids: 1 milliard de dollars): Acer, Atos Origin, Coca-Cola, Dow Chemical, GE, McDonald’s, Omega, Panasonic, P&G, Samsung, Visa pour les autres.

Tous prête à la critique. En plus de montants très élevés, alors que la Grande Bretagne est en pleine crise, des intérêts sont conflictuels. En Angleterre, le lobbying de l’obésité se bat pour que des marques comme MacDonald’s ou Coca-Cola soient retirées. La délégation indienne risque de ne pas faire le déplacement parce que Dow Chemical (qui se dénommait auparavant Union Carbide) est lié avec la catastrophe de Bhopal de 1984.

Alors, à quoi bon être sponsor ou partenaire, alors qu’on peut tranquillement, de son bureau ou de chez soi, utilise l’outil digital pour associer sa marque à l’évènement des Jeux Olympiques? Si je suis Nike, le simple fait de communiquer pendant la période des Jeux, qui semblait auparavant être un handicap, s’avère désormais être un atout. La notoriété est si forte et l’image si positive qu’immédiatement on pourrait l’associer aux JO.

Et, au Clan Communication, on imagine parfaitement des marques françaises plus modestes s’inviter à l’évènement, juste le temps d’une campagne digitale.

Les marques en panne ?

Les responsables marketing font-ils vraiment leurs courses ?  Ils s’apercevraient vite que les linéaires sont surchargés. Un peu trop, même. Au risque de tuer les marques. Le nombre de marques et de références pour chaque catégorie de produits a augmenté incroyablement depuis certaines années. Les innovations ne sont plus de vraies innovations. Les réseaux sociaux semblent occulter la visibilité des marques. Et des experts se penchent sur le fait qu’en Europe, les consommateurs prêtent de moins en moins d’importance aux marques.  Analyse.

La marque, à la fin du 20ème siècle, pouvait avoir une influence sur la décision d’achat. En 2012, les marketeurs aimeraient que rien n’ait changéQuestion de confort. Première cause de danger: trop de marques tuent les marques, comme trop d’informations tue l’information. Pour un même produit, le choix a plus que doublé depuis vingt ans. J’emmène parfois des clients ou des étudiants en magasin. Le constat autour de linéaires comme le chocolat, par exemple, est effarant.

Du tryptique chocolat au lait/à croquer/Crunch, on est passé à une offre très large, reposant sur l’innovation, le goût, les nouvelles saveurs. Même si cet univers  est passé à côté d’occasions manquées (la lécithine de soja remplacée par la lécithine de Tournesol par une marque comme Cémoi, un label distinguant le pourcentage réel de cacao, etc.), il n’en reste pas moins qu’on recherche en permanence des goûts nouveaux, des assemblages originaux: pépites caramélisées à la menthe, pommes vanille bourbon, etc.

Là, peu importe la marque, qui s’estompe. C’est aussi le cas pour l’alimentation infantile, avec plus de 100 références en dix ans, du café dopé par les dosettes, les produits de beauté, les plats cuisinés frais, les boissons sans alcool, les yaourts, les produits apéritifs, les salades pré-emballées, comme le souligne une étude Nielsen dans le Journal du Net.

Deuxième cause d’appréhension: les réseaux sociaux. Les marques apprivoisent les réseaux sociaux. Mais sont-ils vraiment leurs amis? La relation marque-consommateur change profondément au travers des réseaux sociaux. Au moment où l’humain s’inscrit dans de nombreuses études de valeurs de marque (humanité, proximité, attentivité, caring, etc.), les marques n’ont jamais paru aussi distantes dans la vie réelle: elles disparaissent dans les réseaux sociaux et leur visibilité ne semble plus assurée. Des dirigeants hésitent donc toujours à renchérir sur ce type d’investissement. Néanmoins, c’est méconnaître le digital one-to-one, qui implique une relation personnelle, intime,  à la marque. Les marques créent en ce moment même leurs communautés, vivier de prescriptions entre « amis », qui partagent entre eux et donnent leurs vis. Elles investissent pour le court terme.

Troisième cause: le prix. La crise fait que, pour de très nombreux français, la crise implique une entrée de choix par le prix. C’est le succès de sites comme Kideal, en France, qui met au second plan la notion de marque. On y achète, par opportunité, des services et des produits. Les marques distributeurs y contribuent également, tout en promouvant leur enseigne.

Quatrième cause: l’absence d’innovation. Un jour, une marque connue de yaourt m’a demandé de révolutionner la marque en « amenant une innovation ». Le tout pour 6 000 euros. Si les relais de croissance se trouvent dans l’innovation, il s’agit surtout de fausses innovations. On fait du neuf avec du vieux et tout semble avoir été inventé. De nombreuses innovations ne sont que reformulation. Les consommateurs-citoyens ne sont plus dupes.

La crise et le redéploiement de notre société n’entraîneront pas la fin des marques. C’est ce que l’on constate chez U/C Consultants dans des études réalisées pour Le Clan Communication. Chaque produit ou service constitue un repère fort que marque la marque.

Et mieux vaut capitaliser sur des marques acquises plutôt que d’en inventer des nouvelles.

Marketing digital: pourquoi attendre ?

Une bonne communication digitale naît d’une bonne stratégie digitale, intégrée dans un plan marketing cohérent. C’est ce que propose aujourd’hui Le Clan Communication. Alors directeur général de ProximitéBBDO, je me souviens des balbutiements de la « communication digitale », alors nommée « multimédia ». Il y a dix ans, 10% des ménages possédait un équipement Internet domestique contre près de 70% à fin 2011. Tout le monde en fait a désormais accès à Internet: si ce n’est pas à la maison, c’est au bureau ou à l’école.

C’est la presse qui a remplacé le mot « numérique » par le mot « digital » qui fait référence au doigt, à son empreinte, au toucher. Aujourd’hui, le mot « digital », traduction anglaise de « numérique » en induisant la tactilité, semble s’imposer. Le « marketing digital » intéresse les stratégies marketing via un média ou un canal de communication digitale. Le développement du web, des blogs, des sites Internet, du nombre de liens et des smartphones rendent le marketing digital incontournable.

Qui dit marketing dit quantification de ce marketing, études, stratégie. On mesure aujourd’hui le temps passé sur les films web destinés à promouvoir une marque. On décompte les visualisations. On sait combien d’internautes ont apprécié ou non un film.  Il ne s’agit plus aujourd’hui de lister quelques opérations sur Internet sans les mettre en cohérence, sans les optimiser. En amont de la « communication digitale », où les agences vendent finalement des sites Internet, des campagnes de buzz parfois pas toujours justifiées, une « stratégie digitale » s’impose en amont.

Les nouveaux canaux (réseaux sociaux tels que facebook ou télévision interactive par exemple) constituent de nouvelles opportunités pour les marques. Le tout est de savoir comment opérer. Le marketing digital se conjugue avec le marketing plus classique. Dans moins de trois ans, les packagings porteront leur mobilecode pour mieux prendre la parole en linéaire… et pour mieux comparer le produit avec la concurrence. Si des marques comme Coca-Cola consacre plus de 10% en investissements digitaux, c’est que la marque touche mieux, individuellement, en délivrant un discours parfois multi-cibles.

URVOY CONSEIL, en charge de stratégies de marque, associé désormais à l’agence Le Clan Commnunication, propose des stratégies intégrant parfaitement la communication digitale. Le Clan Communication sait tenir compte de l’évolution des réseaux en temps réel (exemple : apparition de Google + il y a un mois). Avec URVOY CONSEIL,  elle évalue les plans et fournit les tableaux de bord de contrôle.

Les marques deviennent e-marques !